Une délégation d'observateurs internationaux, composée du secrétaire-général de RSF, Jean-François Julliard, d'une députée européenne et d'avocats français, a pu entrer dans le palais de
justice, rappelle l'organisation de défense de liberté de la presse.
"Toutefois, les journalistes tunisiens et les militants des droits de l'Homme, dont Sihem Ben Sedrine, ont été refoulés à l'entrée. Une équipe de télévision de France 3 s'est également vu
interdire l'accès au tribunal, alors que les journalistes s'étaient enregistrés auprès de l'Agence tunisienne de communication extérieure", écrit RSF dans un communiqué.
Par ailleurs, selon RSF, les journalistes de l'hébdomadaire d'opposition Al-Maouqif ont été "empêchés par la police d'entrer dans les locaux de leur rédaction à Tunis", une première "depuis la
création du journal en 1984".
Au journal Al-Tariq Al-Jadid ("La nouvelle voie"), "deux journalistes ont pu entrer tôt ce matin (jeudi, ndlr) à la rédaction, mais ils ont été avertis par des policiers que s'ils sortaient,
ils ne pourraient plus entrer dans les locaux", ajoute RSF.
L'organisation a par ailleurs jugé "scandaleux qu'aucun représentant des chancelleries européennes n'ait daigné être présent" au procès.
Taoufik Ben Brik a comparu jeudi devant un tribunal de première instance de Tunis, qui a décidé de rendre son verdict le 26 novembre.
Le journaliste jugé pour violences contre une automobiliste a affirmé qu'il était "victime d'un traquenard" posé selon lui par la police politique en raison de ses écrits contre le régime du
président Zine El Abidine Ben Ali.
Derniers Commentaires