Les faits remontent à mars 2004 lors d'un séjour à Paris du journaliste et de la plaignante, Kaouther Kouki, également ressortissante tunisienne, qui avaient effectué ensemble le voyage à
partir de la Tunisie.
Kaouther Kouki a déposé plainte avec constitution de partie civile après avoir été "agressée par M. Ben Brik", selon son avocat, Me Lamjed Bouganara. "Elle s'est présentée avec des hématomes
chez un médecin qui lui a prescrit un arrêt de travail de six semaines", a expliqué l'avocat à l'AFP.
L'avocat français du journaliste, Me William Boudon, estime pour sa part qu'il s'agit d'une "histoire abracadabrante" et dit être "sûr" que con client va bénéficier d'une "relaxe" dans cette
affaire qui, selon lui, ressemble à un "traquenard".
Selon Me Bourdon, les deux parties se sont effectivement "embrouillées" dans un hôtel parisien. La femme, a-t-il dit, a d'abord porté une plainte classée sans suite pour "viol". "Sa crédibilité
est entamée", a ajouté l'avocat.
Le journaliste tunisien est confronté à des faits similaires en Tunisie. Il a été arrêté le 30 octobre et sera jugé jeudi devant un tribunal de Tunis pour "faits de violence, outrage public aux
bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d?autrui". Il est accusé d'avoir agressé une automobiliste.
Pour ses avocats et les organisations de défense des Droits de l'homme, son incarcération est directement liée à des articles virulents dans la presse française contre le régime du président
Zine el Abidine Ben Ali, publiés avant la dernière élection présidentielle.
La semaine dernière, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'était dit "déçu" par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant "inutiles" alors que le président Ben
Ali a été largement réélu. Tunis avait répliqué, en rejetant toute "ingérence" extérieure.
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