Sur France-Inter, M. Kouchner a jugé "inutile d'arrêter les journalistes". "J'ai été déçu mais nous avons réagi", a-t-il dit.
Il faisait notamment allusion au cas de Taoufik Ben Brik, journaliste très critique à l'encontre du régime du président Zine el Abidine Ben Ali, écroué depuis le 29 octobre dans une affaire
d'agression. Cette incarcération serait liée, selon son entourage, à des articles publiés dans la presse française.
"Quand on a été élu pour la cinquième fois et qu'on dirige ce pays avec habilité (...), je pense que c'est inutile", a affirmé le ministre, insistant sur la situation économique favorable de ce
pays, où le président Ben Ali a été réélu en octobre avec 89,62% des voix.
La semaine dernière, la France s'était déclarée "préoccupée par les difficultés rencontrées par des journalistes et défenseurs de droits de l'Homme en Tunisie".
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